Une larme de crocodile coule sur mon visage froie d'amertume, le regret de ne plus te voir...
regarde autour de toi, il n'y a plus rien qui n'appartienne plus à l'homme.
Plus rien que son progrès et que sa grandeur. Et tout ça pour quoi ?
Pour rien, parce qu'on est mêmes pas foutus d'être heureux..
Savoir simplement que tu es là quelque part sur cette terre sera dans mon Enfer mon petit coin de Paradis.
J'ai envie de tout secouer. A commencer par moi. Elle est revenue, l'angoisse, la douleur.. Doucement elle s'est insinuée dans mon c½ur qu'elle a transpercé de sa lame froide. Et mes yeux ont coulé. Je gesticule comme un pantin maudit, dans son décor fané. Ferme-là, avance, baisse la tête, écoute, répète, continue, tout droit regarde pas autour, rentre dans le moule tant pis si t'as mal tant pis si tu gerbes, tu verras, c'est juste une question de temps bientôt tu seras domptée, sage, gentille. Souris ! Nan mais si souris bordel qu'est ce que t'as ? Regarde les autres, les pauvres les malheureux, ils pleurent pas eux, alors pleure pour eux mais surtout ferme-là et prends sur toi.
«Il faut reconnaître que ce qui se passe à la surface de cette planète n'est pas très important à l'échelle de l'univers. Ce qui est écrit par un terrien sera juste lu par un autre terrien. Il est probable que les galaxies s'en foutent de savoir que le chiffre d'affaires de Microsoft équivaut au PNB de la Belgique et que la fortune de Bill Gates est évaluée à 100 milliards de dollars. Tu travailles, tu t'attaches à des êtres, tu aimes quelques endroits, tu t'agites sur un caillou qui tourne dans le noir. Tu pourrais rabattre tes prétentions. Tu t'es rendu compte que tu n'es qu'un microbe ? »