Ne pleure pas trop fort. S'il te plaît, arrête ça. Tu sais bien qu'il n'y a personne pour sécher tes larmes. Tu le sais qu'ils sont tous partis, ils t'ont tous laissé toute seule. Peut être as-tu toujours été toute seule après tout. Ne t'attends plus à rien. Il n'y a rien à faire. Tu ne peux que pleurer et regarder les mouchoirs s'amonceler dans ta poubelle comme des flocons de neige. Tu es toute seule, ma grande. Arrête de pleurer, tu vois pas que ça agace tout le monde. "Qu'est qu'elle a encore à pleurer ?" Serre les poings, t'auras besoin de force pour continuer à avancer. J'ai besoin de quelqu'un. Il me manque quelque chose. Je ne sais pas trop quoi, peut être beaucoup de choses. J'ai envie de t'appeler, j'avais juste envie de t'appeler, de te dire que je suis là. Tu t'en fous je le sais. J'ai juste besoin que ça change. Le sucre a coulé au fond de ton café. Bloup. Noyé. Les rêves irréalisables s'envolent comme des ballons colorés. On ne revient pas dans le passé. J'ai merdé, je le sais. Ne fermez jamais votre porte, s'il vous plaît. Laissez-la ouverte et courrez vers les gens. Le bonheur ne viendra pas frapper à votre porte tout seul. Il faut d'abord l'appeler, lui parler, l'apprivoiser. Plus facile à dire qu'à faire. Avance. Non. Et si tout s'écroulait ? J'ai peur que ça soit pire qu'avant. Pire qu'aujourd'hui, que hier, et sans doute demain. J'ai peur de tout casser. Alors ne bouge pas. Reste dans ton fichu passé. Il fait nuit, t'as pas encore compris ?